Lasik Paris, glaucome, cataracte
 

Lasik Paris, glaucome, cataracte
Greffe cornée Paris
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  Lasik Paris, glaucome, cataracte
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Greffe de la cornée


Définition


Les greffes de la cornée permettent de traiter chirurgicalement toutes les pathologies cornéennes qui retentissent de manière importante sur sa transparence et la fonction visuelle.

 

Une cornée humaine normale est constituée de plusieurs couches successives ayant chacune un rôle précis dans la transparence cornéenne et la qualité de la vision. De la superficie vers la profondeur ces différentes couches se décomposent comme suit : l’épithélium, couche la plus superficielle, garant de la régularité de la surface de la cornée ; la membrane de Bowman ; le stroma qui constitue l’essentiel de l’épaisseur totale de la cornée et qui contribue à son architecture ; enfin l’endothélium couche de cellules qui ne se reproduisent pas et qui ont pour rôle de pomper l’eau contenue dans la cornée afin d’en assurer la parfaite transparence.

 

Toute pathologie au niveau des couches antérieures de la cornée créera une opacité plus ou moins dense, tandis qu’une maladie de l’endothélium aura pour conséquence la survenue d’un œdème cornéen diffus ou localisé.


Traitement


L’intervention consiste, en s’aidant de techniques modernes de microchirurgie oculaire, à retirer la cornée opaque ou oedémateuse, soit en totalité dans le cas d’une greffe transfixiante, soit partiellement dans le cas d’une greffe lamellaire, et à la remplacer par une cornée humaine provenant d’une banque des yeux. Tout candidat à une greffe de cornée est placé au préalable sur une liste d’attente nationale auprès de l’Etablissement Français des Greffes. La pénurie en tissus cornéens est un problème réglé à ce jour et il est ainsi possible de disposer d’un greffon en 1 à 2 mois. Tout greffon est au préalable testé par la banque des yeux afin de vérifier qu’il est suffisamment riche en cellules et qu’il n’est pas porteur d’une maladie transmissible connue à ce jour ; en cas de doute, le greffon est détruit et la greffe doit être reportée d’environ 1 mois. Les greffes de cornée synthétiques sont une alternative encore purement expérimentale.

 

L’intervention se déroule sous anesthésie locale, par injections péri oculaires de voisinage, ou générale, et sa durée moyenne est d’environ 30 à 45 minutes. Elle peut être le cas échéant associé à la chirurgie d’une cataracte particulièrement gênante, à la chirurgie d’un glaucome non équilibré sur le plan médicamenteuix, ou à un changement d’implant. En moyenne 16 points de sutures sont placés sur 360 degrés tout autour de la greffe afin de permettre sa cicatrisation. Une coque protectrice sera placée sur l’oeil opéré jusqu’au lendemain et sera, le cas échéant, remplacée par une paire de lunettes (peu importe lesquelles) dont le rôle est de protéger l’œil opéré d’un éventuel choc.

 

Une greffe de cornée peut parfaitement être réalisée dans le cadre de la chirurgie ambulatoire, avec un séjour en clinique de quelques heures. Dans d’autres cas, une hospitalisation pourra s’avérer utile ou nécessaire. Sa durée sera déterminée de façon précise, “à la carte”, au moment de la consultation préopératoire au cabinet, et tiendra compte de certains impératifs médicaux (traitement anticoagulant par exemple), de certains désirs particuliers, de l’entourage familial, du lieu d’habitation, etc…


Suites opératoires


Les suites opératoires sont en général indolores, hormis la sensation passagère d’un corps étranger. La récupération visuelle se fait avec un retard de 6 mois, date à laquelle sont retirés les points de sutures de la greffe. La restauration d’une vision satisfaisante peut nécessiter une fois les sutures retirées la réalisation d’une chirurgie d’un astigmatisme induit par la greffe et traité au laser excimer. La présence d’affections oculaires associées peut limiter la récupération visuelle. Les soins locaux durent plusieurs semaines et consistent en l’instillation de collyres, parfois en l’application d’une pommade.

 

Le risque zéro en chirurgie n’existe malheureusement pas, y compris pour la chirurgie de la cataracte. Certains problèmes exceptionnels et imprévisibles peuvent ainsi être observés au moment de l’intervention ou pendant la période postopératoire. Rare mais grave, l’infection postopératoire (1 à 3 / 1000) se manifeste par un œil douloureux, et de très nombreuses sécrétions ; elle nécessite une consultation urgente et un traitement énergique. Une hémorragie intra-oculaire peut parfois être observée, retardant la récupération visuelle, mais disparaît en général spontanément dans la majorité des cas. La perforation du globe oculaire au cours de l’anesthésie locale, ainsi que l’hémorragie expulsive per-opératoire qui entraînent toutes deux la perte définitive de toute vision sont quant à elles devenues heureusement plus qu’exceptionnelles.

 

D’autres complications sont moins sévères. Il peut s’agir par exemple d’une cicatrice insuffisamment étanche, d’une chute partielle de la paupière supérieure, d’un hématome du blanc de l’œil ou de la paupière, de la perception de mouches volantes, d’une inflammation transitoire de l’œil opéré pouvant s’accompagner d’une augmentation de la pression intra-oculaire, de troubles trophiques au niveau de la cornée greffée surtout en cas de mauvaise occlusion des paupières et/ou de sécheresse oculaire, de reprise de la pathologie de départ sur la greffe ( herpès oculaire).

 

Le problème le plus fréquent, survenant en moyenne dans 5 à 10% des patients opérés, est représenté par le rejet de la greffe qui n’entraîne pas la perte de l’œil mais un œdème du greffon qui réduit considérablement l’acuité visuelle post-opératoire. Ce phénomène de rejet varie selon le type de pathologie ayant motivé la réalisation de la greffe et survient toujours après un temps de latence plus ou moins long (quelques mois à quelques années). Le rejet peut dans un premier temps être traité par un traitement anti-inflammatoire local voire général énergique ; en cas d’échec il peut être possible de tenter une seconde greffe. Son pronostic est globalement bon


Conclusion


La greffe de la cornée a fait aujourd’hui la preuve de sa maturité. Si comme pour tout autre acte chirurgical quel qu’il soit elle peut se heurter à des problèmes de cicatrisation inadéquate , à un risque infectieux, et à l’éventualité toujours possible d’un aléa imprévisible ou d’une réintervention , elle procure en règle générale une très grande satisfaction parmi les patients opérés.